Vacances, douleurs et imprévus quoi faire?

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  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Anna, le il y a 7 années et 5 mois.
7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
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  • #413 Répondre
    Anna
    Invité

    À propos des vacances… Mon garçon de 4 ans semble ne jamais en vouloir, il déprime lorsque je mentionne la journée de congé, tourne en rond et n’a aucune autonomie! Mon mari et moi sommes des solitaires, lui est un social… jouer dehors seul est pour lui un supplice, presqu’une punition. Avez-vous des trucs. Pour bien pouvoir nous orienter en prenant soin de répondre au besoin de chacun, je ressens le besoin d’avoir du temps de qualité de jour.

    Autre chose, vous dites que pour faire l’école à la maison, on doit être en forme! Je vous crois!!!

    Il y a cependant une tâche dans notre beau tableau. Depuis mon accouchement en avril 2012, j’ai des douleurs chroniques. Les médecins n’ont pas trouvé de quoi il s’agissait encore. Lorsque cela ne fait pas mal, les journées sont merveilleuses, mais lorsque cela est douloureux, même si je ne le montre pas, les enfants le sente et la journée est difficile, parfois très difficile. Je dois parfois restée allongée tant la douleur est vive et cela bouscule l’horaire. Cela peut arriver une fois au dix jours environ et durée entre 1/2 journée et 3 jours. En ces temps, mon mari fait de son mieux, mais lorsque ça fait mal, j’ai peur que cela gâche notre beau rêve d’école à la maison. Auriez-vous des trucs pour les urgences… par exemple, les enfants sont prêts à faire l’école et oups tout à coup, maman n’est plus disponible! Comment leur demander de suivre un horaire bien clairs si moi-même je dois le modifier à la dernière minute?

    Je souhaite toujours que la guérison est là pour de bon, mais… comme c’est imprévisible, cela doit être traité comme un imprévu.

    #416 Répondre
    Sonia
    Invité

    Bonjour Anna,
    La souffrance rend difficilement disponible et je comprends combien cela doit-être pénible pour vous de vous occuper des apprentissages de votre enfant durant ces moments là. Je vous souhaite un prompt rétablissement, la médecine est capable de faire de bonnes investigations.
    Cependant, et je vois que vous l’envisagez, si vous constatez que l’école à la maison est une fatigue pour vous, pour l’instant, l’école en institution peut vous aider sans vous enlever , loin de là, toutes vos prérogatives de parents attentifs, bons pédagogues, et bons éducateurs en général!
    Remarque: Vous nous dites être des solitaires votre mari et vous. Des solitaires à deux? Avec une complicité, des échanges entre adultes…etc… ce n’est pas vraiment comme être seul adulte non? Je ne développe pas pour votre petit garçon de quatre ans, vous avez compris.
    Mais peut-être Rémy et Cécile, ou Eric vont proposer une solution à votre situation.Ils y ont déjà pensé sans doute.

    #417 Répondre
    Anna
    Invité

    Merci Sonia,
    en fait, je ne vois pas d’autre moyen que l’école à la maison. Votre solution est acceptable, mais nous n’arrivons pas à nous y résoudre. D’abord, les écoles du coin ont un niveau lamentable, puis, nous avons un mode de vie considérablement différent. Nous estimons que seul l’école à la maison peut transmettre adéquatement nos valeurs à nos enfants, et le travail est déjà bien commencé.
    Pour les douleurs, je sais que je dois apprendre à vivre avec. Ma question est plutôt (et cela doit arriver dans toute bonne famille qui fait l’école à la maison):”Avez-vous une banque de truc ingénieux et intéressant pour pallier aux imprévus, par exemple, si vous aviez prévu faire cours et que tout à coup cela ne se peut plus?”

    Pour ce qui est du “solitaire à deux”, j’aimerais préciser. Disons que mon mari et moi avons tous les deux un tempérament solitaire, qui aime être seul et ne s’ennuie jamais des autres lorsque livré à lui-même. Alors que mon garçon semble avoir besoin des autres en permanence. Peut-être cela est-il extra normal à son âge, c’est tout simplement étranger à ma personne et je cherche à mieux le comprendre.

    #420 Répondre
    Cecileprésente
    Maître des clés

    Hello Anna, nous vous l’avons écrit mais en fait avec les cours vous avez toujours des exercices prêts, vous verrez que nous privilégions la pratique, c’est la pratique qui conduit à la maîtrise et elle seule, de ce fait vous avez (notamment sur la page des livres que nous recommandons) des cahiers d’exercices que vous pouvez donner en cas d’absence. Si ça doit se prolonger, les enfants vont être disposés à organiser leur journée, de manière sans doute moins scolaire et plus dans l’esprit de découverte et d’imagination: ils y seront habitués car l’école à la maison développe beaucoup l’initiative.
    Quant au fait que votre garçon ait besoin de vous, rassurez-vous ça ne durera pas; nous regrettons cette époque avec nos grands qui prennent leur distance ! Vous pouvez aussi l’habituer au travail en solitaire, nous le verrons.

    #439 Répondre
    Pauline
    Invité

    Bonjour Anna,

    Vous devez en effet vous sentir parfois bien désemparée. Vous trouverez, bien sûr, des solutions, en mettant la priorité dans les moments d’urgence, sur le bonheur de votre fils plutôt que sur l’apprentissage. A quatre ans, de toutes façons, un jour de vacances et un jour d’école, dans une organisation qui se gère tout en famille, ne sont pas nécessairement différents.
    Il ne me paraît pas étrange qu’un petit de quatre ans cherche l’assistance permanente d’un adulte. Je l’ai vu chez l’un de mes enfants (la première), puis la tendance s’est inversée en grandissant et c’est maintenant la plus indépendante de tous ; et chez un autre ça a été l’inverse. Chaque enfant est un monde!
    Vous pouvez en profiter pour noter que pour l’instant son mode d’apprentissage de prédilection se fait par transmission interpersonnelle, et en profiter pour bien l’utiliser lorsque vous êtes en forme tout en développant d’autres stratégies pour diversifier, par ailleurs, mais sans stress.
    Notez que j’ai appris de mon expérience que les enfants très “collants” ont avantage à savoir lire tôt, car c’est souvent la première activité solitaire qu’ils sont capables d’aimer, et elle peut opérer de grands changements en eux dans ce sens, ou tout simplement vous donner de l’air!

    En attendant l’âge béni où il saura lire, si votre enfant tourne en rond et que vous vous inquiétez de le voir désoeuvré, lorsque vous souffrez notamment, voilà quelques petites idées pratiques pour l’occuper sans votre concours actif :
    – à petite dose, des documentaires pour tout-petits ou des dessins animés en anglais. Si vous en êtes capable, vous les regarderez avec lui mais vous pourrez être allongée et votre niveau d’attention peut être bas voire intermittent.
    – plus classique et très apprécié des enfants qui n’ont pas été trop abreuvés de télévision : les livre-disques. Mêmes avantages mais ils stimulent la concentration sur l’écoute, permettent le développement de l’imagination, sont souvent de meilleure qualité éducative (pour les classiques) et contribuent à créer une bonne relation à la lecture. Mon fils raffole de “Pierre et le Loup” (version Gérard Philippe), “Piccolo, Saxo et Compagnie”, “Le carnaval des animaux”, une version assez bonne de “La flûte enchantée” avec passages à lire par le parent ; il y a aussi des contes et mille autres choses que je ne connais certainement pas. Ce qui est merveilleux avec les petits, c’est que l’on peut recommencer le même disque tous les jours!
    Vous aurez au moins l’impression qu’il s’est occupé utilement un moment. Cela, surtout pour les jours où vous êtes en panne, malade.
    Vous pouvez aussi lui demander de vous rendre des tas de “services” que vous inventerez et les lui commander depuis votre lit, si vous êtes en état d’interagir. Je le faisais pour mobiliser mes petits lorsque je me retrouvais terrassée par des baisses de tension. Vous pouvez lui demander de ranger plus joliment les coussins de tel canapé, d’éteindre ou d’allumer des lumières, de vous soigner de telle ou telle manière plus ou mois loufoque, de vous raconter une histoire, de nourrir les animaux en peluche pour vous, et mille autres activités entre le concret et l’imaginaire. Evidemment vous souffrez peut-être trop pour cela…
    En tout cas à l’âge de votre enfant, il est important que vous ne dramatisiez pas les journées “perdues”, car il a encore surtout l’âge d’apprendre en jouant, en parlant et en regardant, et n’a pas forcément besoin de classes au quotidien. Même pour des plus grands d’ailleurs, les imprévus doivent pouvoir exister et bousculer la routine sans que ce soit une source de culpabilité ou de contrariété : profitons de la liberté que nous donne notre choix! Je crois qu’il faut une routine stricte pour le quotidien, mais qu’il faut être capable de l’oublier parfois. L’école à la maison est plus proche de la vie donc il est naturel qu’elle connaisse des aléas et même, elle s’en nourrit. Il se peut qu’avoir une maman qui souffre lui apprenne plus qu’un cours sur le bleu et le jaune qui font du vert…

    En ce qui concerne la manière de l’occuper en le décollant de vous dans son temps libre habituel (vacances, longueurs dans les journées), pourquoi ne pas trouver des relais entre lui et vous? :
    – Vous pouvez peut-être essayer de lui offrir un animal de compagnie qui puisse l’accompagner dehors si vous avez un jardin, et qui lui offre un surplus de présence et d’animation. Le chien est le rêve de tout enfant mais certains sont capables de se réjouir d’une tortue ou d’un lapin…
    – Vous pouvez peut-être aussi trouver un enfant à inviter de temps en temps à jouer avec lui, la majorité des maman appréciant qu’on prenne en charge leur rejeton quelques heures. Je le fais souvent pour mon fils de 3 ans et demi, qu’une petite amie vient visiter presque toutes les semaines, une demi-journée. J’ai moins de travail avec les deux qu’avec lui seul car ils s’occupent ensemble, et la maman de la petite est ravie.
    – Ma fille aînée , de 13 ans, va parfois soulager des mamans amies en jouant chez elles avec leurs petits, en la présence des parents mais au maximum dans un autre coin de la maison. Elle le fait gratuitement, par sens du service et pour s’entraîner à faire des baby-sittings. Vous pouvez peut-être en trouver une comme ça? (Ou une moins serviable mais toute jeunette aussi, pour trois sous du coup?)

    Je ne sais pas si c’est ce genre de conseils que vous attendiez, mais j’espère vous avoir donné quelques pistes. Si j’ai fait fausse-route, n’hésitez pas à re-préciser votre demande!
    Bon courage!

    #441 Répondre
    Cecileprésente
    Maître des clés

    Eh bien Pauline, est-ce que ça ne ferait pas un article tout ça ?
    J’ajouterais aux livres-disques celui que j’aime le plus: la Belle et la Bête version des années 60 sur une musique de Mendelssohn, musidisc (années 7O).
    Sinon plein de bonnes idées. Qu’en dites-vous Anna ?
    Vivement l’article !

    #461 Répondre
    Anna
    Invité

    Wow les filles, très bien!
    C’est d’encouragement que j’avais besoin et là chapeau… merci beaucoup.
    Nous ne sommes pas très télé ( 1 fois par mois environ pour 25 minutes), et avons des tas de livres-cassettes des années 70 qu’il adorait il y a un an… je vais les ressortir. Je viens de me procurer la mélodie du bonheur, en DVD et nous avons visionné une section ce matin pendant la sieste de la petite. C’était bien. Reposant pour le corps. Vous savez, avant de vivre ces désagréments, je ne savais pas à quoi servait un divan… pour n’en avoir jamais besoin, j’étais toujours à créer quelque chose de mes mains. Voilà, cela m’apprend le repos et je crois que c’est salutaire pour le petit également.
    Il a maturé également depuis que je l’ai inscrit au cours Sacré-coeur. Nous n’avons pas commencé le cours, mais seulement de savoir qu’il commence un CP en douceur et à son rythme, il se sent grand et agit plus comme tel (il accepte enfin de s’habiller seul sans pleurer et en ressent une certaine fierté, même si quelques minutes après il court me voir pour dire “maman, il me semble qu’on ne sait presque pas vu aujourd’hui”!). Nous avons toujours voulu faire l’école maison, mais mon état nous faisait hésiter. Je crois que l’indécision de mon mari et moi quant’à la façon de le scolariser l’inquiétait. Tout semble entrer dans l’ordre.
    Merci pour vous tuyaux, ils sont notés et vont me servir.

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