Une inspection à l'école primaire

  • Ce sujet contient 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par raita, le il y a 4 années et 8 mois.
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  • #387 Répondre
    Sonia
    Invité

    Le travail de l’inspecteur : petite information pour savoir un peu comment s’exerce ce métier peu sympathique !

     

    En ayant vu travailler quelques inspecteurs de près, je peux vous dire comment ils fonctionnent normalement avec leurs instits et comment ils assurent le contrôle. Ils ne sont pas seuls, mais entourés de leur équipe pédagogique à savoir : au moins deux conseillers pédagogiques qui connaissent tous les enseignants plus ou moins dans la circonscription, deux ou trois psychologues scolaires, à une époque (la mienne,) deux à six  rééducateurs, le médecin scolaire, les assistantes sociales des cantons, l’animateur pédagogique qui gère le centre pédagogique s’ils en ont un. Ajouter à cela les fédérations des parents d’élève qu’ils reçoivent à la demande de ceux-ci.

    Tout ce petit monde est amené à échanger des informations sur ce qui se fait et ce qui se passe dans les écoles. Il y a des réunions institutionnelles pour ces échanges parfois. Mais pas mal d’échanges non formels en dehors des stages (quand il y en a !) et des réunions pédagogiques de tous les instits (obligatoires) sont une collecte d’informations pour l’inspecteur.

    En plus, et cela il faut le savoir, l’inspecteur reçoit pas mal de courrier venant directement des parents : des plaintes au sujet du comportement d’un instit, de sa sévérité, de son laisser aller, du fait qu’il amène son chien à l’école , qu’il ne surveille pas la cour, que les récréations sont trop longues etc…

    Donc lorsque l’inspecteur va inspecter un enseignant, il n’est pas totalement neutre. En plus il a à sa disposition les inspections passées, les conseils donnés….

    Un bon instit unanimement reconnu est intouchable. Les parents, l’équipe pédagogique, le maire peuvent le défendre (en plus des syndicats) s’il a affaire à un « mauvais coucheur ». Un mauvais rapport d’inspection peut être discuté et refusé. Par exemple j’ai suivi un conflit vite terminé entre un consciencieux et extraordinaire enseignant et une I.D.E.N nouvellement nommée à cause d’un cahier de préparations qui n’était pas tenu, alors que les vraies préparations de la classe étaient faites ainsi que les comptes rendus de tous les travaux  et les cahiers des élèves remplis !

    Un instit inexpérimenté peut bénéficier d’une aide, surtout s’il la demande. Il s’améliore vite s’il le désire. L’équipe pédagogique est normalement constituée pour cela.

    Un instit « passe partout » sans grandes qualités ni défauts ne nuit pas trop si les parents sont partie prenante de l’éducation de leurs enfants.

    Un mauvais instit met dans l’embarras, coule une école. Ses nuisances sont multiples. Il faudrait pouvoir l’enlever de ce travail tout de suite ! Hélas ! Ce n’est pas facile, ni admis par les syndicats ! Il faut déployer toute une stratégie.

    Ceci est bon évidemment pour un inspecteur « normal ». Un « taré » un « assoiffé de pouvoir minable » ne s’entoure d’aucune équipe et démolit au lieu de construire. Personnellement j’ai eu la chance de travailler surtout avec de bonnes personnes, malheureusement il y a quelques pathologies néfastes, souvent, chez ce corps de métier !

    Remarque : un inspecteur qui va contrôler une « école à la maison » peut-être un peu démuni,  Il doit faire confiance aux parents sans d’autres points de vue, et être sûr de lui. 

    #742 Répondre
    Ccileprsente
    Maître des clés

    Voilà qui est éclairant. On imagine que l’inspecteur qui débarque chez les gens ne doit pas se sentir à l’aise, sans sa cour.

    #5790 Répondre
    raita
    Invité

    Bonjour,
    Je ne sais pas si quelqu’un lira ce commentaire, les précédents datant déjà.
    J’ai reçu un inspecteur aujourd’hui. Point positif? rien à dire sur l’organisation, le suivi des cours, l’envoi des évaluations etc. Par contre il pointe du doigt le manque de “SOCIALISATION”. Pas étonnant! me direz-vous. Il lui ont fait un test (“jeu” à ce qu’il disait) mais mon enfant étant très intimidant par la posture du monsieur, n’a pas été très bavard. Conclusion: il est inhibé. Bon je vous laisse deviner la suite du discours. Autre “jeu”: la conseillère sort un livre niveau GSM, l’invite à suivre avec elle et lui lit l’histoire. Au bout d’un moment, je voyais bien qu’il avait décroché, mais la gentille dame a continué de lire et lire et lire jusqu’à la dernière page. Mon enfant aurait-il dû capté et raconté l’histoire écrite dans un grand livre très imagé qu’il voit pour la première fois? Il vient d’avoir 5 ans et 2 semaines.
    On approche la fin de l’entretien, l’inspecteur lui demande comment il s’appelle et quelle est sa date de naissance: il ne lui a pas répondu. Connaissant le gamin, il a du se dire “mais il m’a appelé par mon prénom plusieurs fois, pourquoi il me le redemande? Et il a lui-même lu dans ses notes ma date de naissance, je lui ai déjà répondu oui” Bref! dites! Que pensez-vous de cela? Je pensais lui renvoyer un courrier pour lui donner mes impressions de cette entretien mais cela servira-t-il à quelque chose?
    Est-ce que chaque enfant scolarisé dans les écoles classiques est contrôlé de la sorte?
    Merci

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