objets transitionnels

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  • #89 Répondre
    Sonia
    Invité

    Les objets transitionnels et les animaux de compagnie semblent incommoder Paul. (Voir article sur l’aménagement du coin travail de Rémy et Cécile et commentaire.)
    N’aident –ils pas nos enfants à passer un cap qui serait une certaine solitude, une sorte d’abandon douloureusement ressenti de la relation fusionnelle avec la maman ?
    Qu’en pensez –vous ? Est-ce que le fait de rester près des parents, en sécurité, aurait un effet sur la fréquence de petits animaux et objets transitionnels ?
    L’utilisation compulsive de s téléphones portables e t autres gadgets auraient-ils vraiment un lien avec notre solitude? notre éloignement trop précoce d’avec nos parents? Et le succès de toutes les animaleries se grefferait -il aussi sur le manque de présence des parents?

    #90 Répondre
    Eric
    Invité

    Bonjour Sonia,

    j’ai lu la réaction de Paul et je n’ai pas la même lecture que vous : je ne pense pas que le problème soit dans les objets transitionnels. Je lis plutôt que si l’on vit sans cesse dans le désordre, alors en particulier on ne retrouve plus ses doudous et là, c’est le drame.

    Mon avis sur les doudous est pour ma part assez simple : je ne m’en occupe pas.

    Aliénor a deux compagnons en peluche avec lesquels elle dort depuis très longtemps et elle ne semble pas prête à les lâcher. En revanche, il lui arrive de les oublier et de n’y penser qu’au moment de dormir, chose impensable il y a encore quelques mois. Elle progresse donc très doucement vers un abandon de ses doudous.
    Quant à Cosme, il n’en a jamais réellement eu besoin. Il l’a fait pendant un temps, plutôt par imitation de sa grande soeur, à mon avis, mais ce n’est pas son truc.

    Comme j’ai l’habitude de le faire personnellement, je n’accorde de l’attention qu’aux sujets que j’estime pour ma part réellement importants. Et Delphine, mon épouse, fait de même. Du coup, comme nous n’accordons pas forcément la même importance aux mêmes choses, un équilibre se crée plutôt naturellement.

    Mais sur le plan des doudous, nous sommes d’accord sur un point : laisser les enfants gérer leur relation avec leurs peluches. Si l’on stigmatise des comportements, qu’on essaie de pousser nos enfants à les abandonner, c’est certainement la meilleure façon pour qu’il s’y accrochent, pour se rassurer face à ce qu’il percevront comme un léger point de conflit avec leurs parents, plutôt que par défi.
    Cela ne nous empêche pas d’être attentifs et je ne dis pas qu’un adolescent de 16 ans doit encore dormir avec ses peluches. Mais pour des enfants, je ne vois réellement pas où est le problème.

    Aliénor a ses peluches, avec qui elle discute et a une vie bien à elle. Pourtant, cela ne l’empêche pas de dire spontanément à ses parents qu’elle les aime, de partager de grands moments de tendresse et d’avoir des échanges riches et construits. Il ne s’agit donc pas, à mon avis, d’un substitut à quoi que ce soit, mais simplement d’un besoin bien innocent de l’enfance.

    En revanche, sur l’utilisation compulsive des objets modernes et le succès des animaleries, je suis de votre avis mais je pense que les raisons sont ailleurs : beaucoup de parents, par culpabilité du manque de disponibilité qu’ils ont pour leurs enfants, “compensent” par le biais de cadeaux en tous genres.
    J’avoue avoir cette tendance du fait d’un emploi du temps extrêmement chargé et de mon éducation totalement basée sur ce schéma. Heureusement, Delphine est là pour rééquilibrer ce travers de ma personnalité, sans aller cependant dans l’excès inverse.

    #91 Répondre
    Sonia
    Invité

    Bonjour Eric,
    Mille excuses pour l’accord défectueux.”L’utilisation….aurait-elle…”
    Voici ce que j’ai recueilli comme information au sujet des doudous: ils n’existeraient qu’en Occident. Des pays où la mère reste proche physiquement de son enfant ne l’utilisent pas .(Amérique du Sud, Afrique).
    Dans des familles où les parents vivraient avec des grands parents ils seraient moins fréquents.
    Les écoles maternelles les acceptent de plus en plus, les enfants rassurés par leurs doudous pleurent moins et se socialisent plus vite.
    Ma fille a eu aussi un nounours qui dormait avec elle. Mes fils n’ont pas manifesté d’attachement pour une peluche ni pour un chiffon. Je ne m’étais pas occupée de ces objets, mais je remarque qu’ils font vraiment partie des bagages actuellement pour les petits.
    Je vais essayer de parler de ces objets de substitution avec Rémy. pour savoir ce qu’il en pense.
    Bonne et belles journées studieuses à vos enfants à Delphine et à vous!

    #92 Répondre
    Eric
    Invité

    Aliénor a un an et demi de plus seulement que son petit frère. Et comme par hasard, elle a des doudous. Il est donc possible que cela traduise un sentiment d’abandon au moment de la naissance de son frère.
    Et de plus, dans nos sociétés occidentales, nous sommes tous très éloignés les uns des autres : les grands parents, en ce qui nous concerne, sont à deux heures de route, papa part au bureau tous les matins… donc les enfants peuvent éprouver le besoin de compenser une absence.

    Mais il y a une différence, selon moi, entre les causes de ce besoin de substitution (qui est certainement très proche des idées que vous évoquez) et l’attitude à avoir face à ce sujet.

    Nous avons choisi de laisser Aliénor gérer ce besoin car nous ne trouvons pas cela bien inquiétant et, comme je le disais, elle garde avec nous une excellente relation. C’est son petit univers à elle.

    Mais ce n’est que notre avis et vous avez évidemment raison de solliciter plusieurs opinions afin de vous faire votre propre idée.

    Bonne soirée

    #488 Répondre
    Anna
    Invité

    Très intéressant! Je me demandais justement pourquoi mon petit (4 ans) ne s’était jamais entiché d’une peluche! à vrai dire, nous vivons plus comme les gens d’un autre pays! Pas de télé, pratiquement pas d’ordi, pas de radio, pas de journaux. Une maison “tipi” en bois, une belle grande place pour la spiritualité saine et pour la musique, tous dans la même grande pièce à longueur de journée, beaucoup d’activités en famille et une grande relation avec la nature qui nous entoure. Nous ne l’avons jamais fait garder. Quand ma petite fille est née, il y a un an, Amiel a fait mine d’avoir besoin d’un doudou… Celui-ci changeait tous les soirs et lorsqu’il n’y en avait pas, il leur trouvait des excuses du type “Zebro est parti avec sa mère chien-loup pour faire des courses, ils reviendront au cours de la nuit”… Cela explique bien la relation entre le doudou et la présence des parents. En voyant qu’il avait besoin de moi plus que je ne pouvais lui offrir, je lui ai parlé de Mère nature, la mère de tous les humains. Je lui ai dit qu’il pouvait lui parler, échanger avec elle sur ce qui est important pour lui. Du coup, il voulait aller jouer dehors pour lui parler de camion et m’a répondu que si la Terre était la mère de tous les humains, j’étais aussi sa sœur comme le petit bébé. Il a trouvé ça très drôle. Depuis, il est beau à voir dans sa relation de respect avec la nature. C’est tout de même intéressant de troquer le doudou pour des activités extérieurs. Qu’en pensez-vous?

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