Les informations et l'enfant.

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  • Ce sujet contient 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Sonia, le il y a 7 années et 6 mois.
5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
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  • #181 Répondre
    Sonia
    Invité

    De nombreux parents peuvent constater que l’impact des faits divers, des problèmes sociétaux qu’exposent plus ou moins pédagogiquement les médias arrivent très vite dans la cour de l’école, et leurs enfants sont informés de choses dont ils auraient voulu les tenir éloignés.
    Ainsi une de mes petites filles a pu me confier : « Je ne l’ai pas dit à papa et maman qu’une fille de 9 ans s’était fait enlever et emporter dans une voiture, sinon ils ne me laisseraient plus aller promener le chien tout seule ! »
    L’attitude de ses parents qui ne regardent pas la télévision est de préserver au maximum leurs enfants. Personnellement, je pense qu’il faut  donner à ceux-ci de l’information sur tous les sujets, adaptée bien sûr.
    Dans l’école à la maison comment « le dehors » filtre-il ?
    Le dernier article de Rémy qui parle sur un ton sarcastique de la condition du 3ieme âge a induit ce questionnement .

    #183 Répondre
    Pauline
    Invité

    Bonjour Sonia,

    Chez nous qui ne regardons pas la télévision, le dehors filtre à-travers ce que nous racontons aux enfants et ce que leurs amis leur racontent. Le processus est donc le même que dans le cas d’enfants scolarisés, c’est à dire que l’information arrive généralement à l’enfant sous forme verbale, mais deux points diffèrent considérablement :

    – Comme ils ne sont pas constamment en contact avec d’autres enfants, nous pouvons anticiper les grosses nouvelles et les leur présenter avec l’éclairage qui nous semble correct avant qu’ils en entendent parler ailleurs, et les avertir contre les mauvaises interprétations.

    – Comme ils voient des amis beaucoup plus triés, ceux que nous agréons, l’éventail des horreurs est plus réduit, en quantitativement comme qualitativement. Moins de copains, et des copains de mieux choisis = moins d’info, et des infos plus choisies!

    J’ajouterais que comme nous passons plus de temps ensemble, les enfants se confient facilement à nous et ont plus naturellement recours à nous lorsqu’ils se questionnent sur un sujet. Nous sommes l’interlocuteur habituel, toujours sous la main.

    Vous l’aurez compris, nous ne donnons donc pas de l’information sur tous le sujets. Il y en a qui ne sont pas touchés ou presque jusqu’à un certain âge, celui auquel nous considérons que l’enfant est concerné, ou suffisamment armé, ou déjà informé (ou en danger d’être informé par d’autres voies).

    Nous sommes d’avis que certaines informations et faits sociaux ou divers peuvent ne concerner aucunement certaines classes d’âge, et que les en préserver nous permettra de mieux asseoir les bases de leur future compréhension saine et correcte du problème.

    Est-ce que c’est bien ce que vous demandiez?

    Pauline

     

    #184 Répondre
    Sonia
    Invité

    Vous donnez donc de la place à l’information et faites en sorte de l’adapter à l’âge des enfants. Je suis tout à fait d’accord avec cette manière de faire.

    L’école à la maison peut rester un milieu “aseptisé “j’en conviens aussi.,et préserver les petits surtout de toutes sortes d’épouvantes.

    L’école du village est un plus vaste chaudron!  Je pense qu’il peut être enrichissant  si les parents se mêlent de ce qui s’y cuit dedans .(Une façon de parler). Dans ces moments ou la mixité sociale est encore presque inexistante certaines situations  évoquées  sont peut-être un éveil “citoyen” .Qu’en pensez-vous?

     

    #185 Répondre
    Pauline
    Invité

    Bonsoir Sonia,

    Je ne suis pas experte en écoles de village, étant moi-même Parisienne d’origine.

    Ceci dit, si je pense que fréquenter une école peuplée d’enfants qui ne partagent pas la même éducation que les nôtres n’implique pas nécessairement une menace pour la transmission correcte desdites valeurs à nos rejetons, en revanche l’exposition fréquente et répétée à des sujets crus, effrayants, indécents etc ne peut pas laisser indemnes leurs développements affectifs et leur permettre de croître dans la paix de l’âme et de l’esprit. Je pense que des propos, des images et des opinions déplacées provoquent au minimum un trouble chez l’enfant, qui n’est pas souhaitable, notamment de manière habituelle.

    Je ne crois pas que l’ouverture sociale compense ce dommage et je pense qu’elle peut justement s’enseigner sans danger à la maison par de bonnes valeurs.

    Ceci dit, si la scolarisation dans une école peu enthousiasmante doit être le lot d’un enfant ou d’une fratrie, l’on pourra certainement trouver quelques vertus à cette situation comme à quelconque autre. Il faudra cependant certainement que les enfants trouvent auprès de leurs parents une éducation très structurée et particulièrement cohérente, s’ils veulent miser sur un franc succès dans la transmission de leurs valeurs différant de celles des petits camarades de classe. Il faudrait aussi que le foyer représente un cadre suffisamment affectueux et heureux pour rendre ces valeurs particulières attachantes aux yeux de l’enfant grandissant, lorsque l’âge fait que le groupe des pairs prend de plus en plus d’importance. Et, à cet âge crucial plus que jamais, offrir aux enfants d’autres groupes de référence partageant au moins les principales de ces valeurs, groupes qui devront pouvoir être perçus positivement par l’enfant et dans lesquels il puisse être heureux et se reconnaître proche des autres.

    Même ainsi, les différences de caractère pourront donner des résultats divergents chez différents enfants. C’est pourquoi certaines familles font des choix au cas par cas pour chacun de leurs enfants.

    Et voilà mon humble avis… Vous le voyez, il est très fondé sur la prudence. Je dirais que mieux vaut prévenir que guérir, et je préconise en toute situation une vigilance bienveillante, individuelle et pragmatique.

    Bonne soirée!

    #187 Répondre
    Sonia
    Invité

    Tout à fait d’accord, mieux vaut prévenir que guérir. Et la rue n’apprend pas forcément l’ouverture sociale! C’est une bonne éducation qui la permet.Il faut comprendre ce qui s’y vit cependant et   fréquenter d’autres classes sociales  et une chance pour tous.

    J’apprécie aussi le fait de bien différencier les enfants dans une fratrie. Une fratrie n’est pas une colonie de vacances avec le groupe des libellules et celui des lynx!  J’ai eu l’occasion de regarder le témoignage d’un directeur de cirque  français qui avait donné le choix à ses enfants, de l’école à la maison ou pas. J’ai trouvé cette solution géniale.

    Ceci dit, nous sommes d’un milieu  privilégié par rapport à bien d’autres. N’en soyons pas culpabilisés et donnons le mieux à nos enfants, la société en profitera peut-être.

    Bonne continuation avec votre petite école! J’aime bien vous lire.

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