Répondre à : Hésitation… questions…

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ANNE FAIVRE
Invité

Bonjour.
Nous avons quatre enfants de 9 ans et demi, 8 ans tout juste, 6 ans et demi et 13 mois. J’ai l’impression de faire un peu exception parmi les parents qui envisagent ou pratiquent l’école à la maison, mais nous n’avons rien à reprocher à proprement parler à l’école. Nous avons la chance que nos trois aînés réussissent très bien et soient heureux en classe, dans une petite école privée où l’équipe enseignante est attentive et compétente. Néanmoins, se pose à nous un problème qui fait que je me suis inscrite sur le site… Notre troisième enfant, de 18 mois plus jeune que le deuxième, qui est pourtant né l’année civile juste précédente, a déjà une année scolaire d’avance puisqu’il est passé au CP en janvier de son année de grande section, dans une classe mixte GS-CP. A présent qu’il est, comme son frère, presque au milieu de son année de CE1, se pose de nouveau la question d’accélérer le processus scolaire parce que le programme ne va pas assez vite pour lui. Le problème que nous nous posons est double : d’une part, nous nous demandons comment notre petit précoce va réussir à conserver son aisance sociale (qui est à peu près parfaite pour le moment) avec deux années d’avance, alors qu’il est physiquement juste dans la moyenne pour son âge ; d’autre part, comment son aîné, qui réussit très très bien en classe mais ne semble à personne prêt pour un saut de classe (grande immaturité affective, manque d’estime de lui-même très anxiogène lorsqu’il est en situation de devoir travailler un peu plus pour quelque chose), va gérer psychologiquement le fait que son petit frère se retrouve dans la classe au-dessus de lui… Notre aînée, qui est actuellement au CM1, aurait de quoi passer directement en 6ème à la rentrée 2017 (tous ont été testés intellectuellement précoces, à des degrés divers) mais elle ne veut pas en entendre parler parce qu’elle craint de devoir quitter ses copines.
Je suis orthophoniste en cabinet libéral, j’organise mon temps de travail à peu près comme je l’entends ; mon mari travaille à temps plein mais se rend disponible un jour et demi par semaine pour s’occuper des enfants aux heures où je travaille… J’ai la sensation que l’école à la maison serait envisageable mais nous nous demandons dans quelle mesure elle serait opportune… Nos enfants seraient-ils plus heureux en travaillant chacun à son propre rythme à la maison ? N’allons nous pas faire une génération de dinosaures qui vont se retrouvés trop jeunes équipés d’un bac dont ils ne sauront que faire ? Faut-il réellement les protéger des difficultés posées par la collectivités alors que cette collectivité leur permet pour le moment de progresser scolairement de façon satisfaisante ? Autant de questions auxquelles il faudra répondre avant d’attaquer la prochaine année scolaire, il n’est pas question pour nous d’interrompre l’année en cours…