Répondre à : Trucs et petites recettes pas bêtes

#1955
Eric
Invité

Quelques petits trucs pour les enfants qui ont déjà un certain niveau scolaire, mais qui ont des soucis avec les Maths ou les langues.

Auparavant, je dois raconter une petite histoire presque humoristique qui m’a ouvert les yeux lorsque j’étais adolescent.

Nous avions le même prof (un homme très bien par ailleurs…) qui nous enseignait à la fois, les mathématiques (que je détestais), et la physique-chimie (que j’adorais). Un matin nous avions chimie, et le prof nous proposa une interrogation que je réussissais haut la main. L’après-midi du même jour, nous eûmes un cours de math et une nouvelle interrogation à laquelle j’échouais lamentablement. Or, j’ignorais qu’il s’agissait de la même formule qui nous avait été demandé le matin même, mais posée d’une façon différente. Le Prof me demanda alors (gentiment) si je me « fichais » de lui. En effet, selon le cours, je savais répondre le matin avec brio, et j’étais incapable de trouver la même solution l’après-midi. Pourquoi ? Parce que j’étais bloqué sur les Maths, et me plaçais donc d’office en situation d’échec. Pour moi, les maths n’étaient qu’une succession de symboles sans but, alors qu’en physique ou en chimie, il y avait un « centre d’intérêt ». Le mot est lâché.

Sans centre d’intérêt, un enfant (et même un adulte) ne progresse pas, car il lui manque la stimulation nécessaire : la motivation.

Votre enfant a des difficultés avec la géométrie et ne comprend pas comment on calcule par exemple un triangle. Rien de plus simple. Laissez tomber la formule pour l’instant! Inutile de lui répéter incessamment ce qu’il ne mémorise pas. Parlez-lui à la place : des Egyptiens…puis dérivez sur les pyramides, et proposez-lui d’être un « bâtisseur Egyptien de pyramide en carton ». Sauf, que c’est lui, qui devra faire les calculs, car le grand Pharaon imaginaire « Toutencarton » lui commande un tombeau de 30 cm de haut. Procurez-vous les matériaux nécessaires, et expliquez-lui alors la formule (à laquelle il prêtera attention), pour pouvoir construire sa propre pyramide.

Lorsqu’il est plus âgé, renâcle-t-il sur la trigonométrie ? Inutile de lui sortir des : a² = b² + c² _2.b.c.cos etc…il s’en fiche autant que de sa première paire de chaussette. Encore une fois, faites jouer son imaginaire. Il est le dernier grand « Jedi » et Nous sommes au XXIII em siècle dans un grand vaisseau spatial. Le sombre Dark Vador cherche à le trouver pour l’éliminer. Or, notre ordinateur de bord, nous indique que le vaisseau ennemi, se trouve à 63° et à telle distance du notre. Quel angle devons-nous prendre pour nous cacher derrière la lune noire et surprendre ainsi l’ennemi ? Tous les grands « Jedi » savent ça… ! Quelques explications de formule plus tard, votre progéniture sera toute fière de vous présenter la réponse correcte et aura gagné son sabre laser.

Idem pour les langues. Un soir par semaine, nous ne parlons qu’anglais ou russe durant le repas. Les conversations sont tout à fait courantes. Votre enfant va très vite se familiariser avec ces nouvelles langues, car il participe au jeu des parents et surtout, il veut comprendre ce que nous disons. Bien entendu, il faut procéder au départ par petites touches, en commençant par de simples mots étrangers placés dans la phrase Française. Puis passer à de phrases simples et courtes, pour en arriver en quelques temps à des phrases bien structurées et très précises ; moment à partir duquel il devient possible d’abandonner complètement le Français. En AUCUN cas, il ne doit être question de « forcer » l’enfant. Il n’y a pas de « punitions-récompenses ». Cela reste et « doit rester » une famille qui échange, dans laquelle chacun exprime ce qu’il a envie ou besoin de partager avec les autres.

Avec ce système, les enfants font des progrès impressionnants tout en s’amusant. Et viennent-ils à apprendre par ailleurs (ça arrive), un mot que nous ignorions, son regard triomphant d’avoir appris quelque chose de nouveau à ses parents, est notre plus grand bonheur.